Le séminaire

    Attestation d'une élaboration et espace de transmission

    "Un séminaire est le résultat d’un travail, d’un remaniement. Dans l’idée de séminaire, il y a l’idée d’un cheminement, de ce qui soutient un cheminement. Autrement dit, ce n’est pas une trace, c’est plutôt ce qui la détermine. Le séminaire relève essentiellement d’un cheminement singulier et trouve son lieu d’expression dans l’idée de collectif. Qu’un séminaire doive soutenir un réel remaniement théorique, c’est à dire une discontinuité, signifie qu’il se doit d’inventer une expression singulière de l’acte psychanalytique qui remanie les modélisations jusque-là proposées dans l’histoire du mouvement analytique, pour rendre compte, génération après génération, de la transmission de la chose Freudienne."

    THIBERGE M., Psychanalyse et pratiques sociales, Inventer !, Tome 1 Champ social Editions, 2005

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    Un séminaire inédit :

    "De l'esprit possible d'une politique de santé" 

    par Marc Thiberge

     

    Depuis quelques mois maintenant Marc Thiberge nous présente le matin de chaque journée d'ALTERS un ensemble de travaux constituant un nouveau séminaire.

    Vous pouvez désormais retrouver l'ensemble de ce séminaire en format video sur notre  chaîne Youtube.

    Disponible en ce moment :

    Résumé

    "Si l'OMS définit la santé comme un"  état de complet bien-être physique, mental et social qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité", loin de la recherche d'une guérison symptomatique des maladies, quid de la difficulté existentielle ou de la détresse à vivre? Cette intervention pourrait donner naissance à un séminaire si les éléments en jeu appellent des remaniements et si un espace de prise de parole en permet le risque."

    Résumé

    "Du débat autour du statut de la psychanalyse : protocole d’accès à une parole, science sociale conjecturale, mythologie d’un « grand pouvoir » ou tentative, grâce à l’invention freudienne de l’appareil psychique, d’une articulation nature/culture (Freud avec Darwin), dépend la possibilité de proposer une théorie générale reproductible du fonctionnement humain individuel. Sous tendu par une anthropologie partageable et un savoir reconnu par l’état, chacun à partir du référentiel de son métier dans le domaine de la santé ou de l’aide, serait en mesure d’élaborer sa pratique, s’il s’en donne les moyens, en coopération avec les autres acteurs du soin ou de l’aide. Ce préalable est nécessaire pour une pratique centrée sur la personne troublée et pour une écoute qui tienne compte d’un rapport subjectif entre professionnels de santé et personnes troublées. C’est sur ce fond d’odyssée que samedi 20 mai 2017 j’aborderai dans le séminaire, la notion de « structure » en tant que système, «  qu’il est impossible de concevoir séparée de la notion de transformation » (Lévi-Strauss, « De près et de loin »).Dans les séances à venir, je reviendrai sur « Qu’est-ce qu’un mythe » et comment ça fonctionne au regard des différentes autres productions de l’esprit (Fables, contes, légendes rêves etc) qui se présentent comme autant de récits. Ce passage me semble obligé si l’on veut pouvoir organiser une taxinomie des disfonctionnements psychiques comme des troubles organiques ou existentiels, compatible avec l’esprit possible d’une « politique de santé » qui suppose une pratique collective. J’aborderai ensuite la critique que Lévi-Strauss adresse à la psychanalyse freudienne et essaierai de faire une lecture de la manière dont le texte de Lacan, un moment proche de Lévi-Strauss « Le mythe individuel du névrosé » se situe au regard de ce débat. J’essaierai cette année de proposer une articulation possible entre pratiques sociales, terreau premier des humains, sciences sociales et psychanalyse."